Les agents savent se parler, mais parfois il vaut mieux qu’ils s’en abstiennent
Deux agents peuvent mal se comprendre tout en produisant un résultat qui semble convaincant. Une passation structurée rend la tâche explicite.

Le langage naturel rend la collaboration entre agents peu fiable
Les agents maîtrisent suffisamment bien le langage pour produire une réponse convaincante même lorsqu’ils ont mal compris la demande. Un agent peut mal comprendre un autre, faire des hypothèses raisonnables et rendre malgré tout un travail convaincant. La collaboration a l’air réussie, même quand ce n’est pas la bonne tâche qui a été accomplie.
Le problème n’est pas le langage naturel en soi. C’est de s’appuyer uniquement sur le langage naturel pour définir comment le travail passe d’un agent à un autre. Une passation ambiguë peut envoyer le travail dans la mauvaise direction sans provoquer d’échec visible.
Une passation doit être explicite et structurée
Quand la responsabilité passe d’un agent à un autre, la mission doit devenir explicite et structurée : ce qui doit être fait, quelles informations sont disponibles, quelles contraintes s’appliquent et quel résultat est attendu.
Plus un agent reçoit de structure sur la tâche, moins il a à deviner ce qu’on lui demande. Son raisonnement reste ainsi concentré sur le travail lui-même, au lieu de reconstituer ce que l’autre agent avait en tête.
Un contrat appliqué fournit cette structure. Il définit ce qu’un agent donne à un autre, ce que l’agent destinataire doit rendre, et ce qui compte comme une réalisation réussie. L’ambiguïté disparaît au moment de la passation, tout en laissant chaque agent libre de raisonner dans le cadre de sa mission. La collaboration devient plus fiable, chaque agent travaillant à partir de la même compréhension explicite de ce qui doit être fait.